TROIS LIVRES, TROIS MARCHES VERS LA GRANDEUR

Cet article participe à l’événement « Les 3 livres qui ont changé ma vie » du site Des Livres pour changer de vie. J’apprécie beaucoup ce site, et en fait mon article préféré est celui-ci 198 citations pour se forger un moral d’acier.

Il existe des livres qui se lisent, et il existe des livres qui te lisent, ceux-là ne se contentent pas d’occuper une étagère : ils s’installent dans tes veines, ils déplacent tes murs intérieurs, ils allument dans ton ventre un incendie que ni le doute ni le temps ne parviennent à éteindre.   

Il existe des livres que l’on referme après les avoir lus, et d’autres qui refusent de se refermer en nous. Leurs pages deviennent des fenêtres, leurs phrases des semences et leurs idées des flammes. Ils ne se contentent pas de nous transmettre un savoir : ils déplacent nos frontières intérieures, réveillent notre puissance et nous appellent à devenir celui ou celle que nous avons trop longtemps hésité à être.

Trois d’entre eux ont croisé ma route, trois d’entre eux ont tracé, sans le savoir, la carte d’un royaume : le mien. Ils ont profondément marqué ma vie. Il s’agit de : Domine ton monde de David Oyedepo, La Magie de voir grand de David Schwartz et La Tribu des mentors de Tim Ferriss, préfacé par Olivier Roland.

Au-delà de leurs différences, ces ouvrages dessinent un même chemin d’élévation. Ils représentent, à mes yeux, trois étapes fondamentales pour qu’un être humain puisse déployer ses potentialités, influencer son environnement et inscrire son passage dans la mémoire du monde.

Première marche — « Domine ton monde«  : Prends conscience du sceptre

Dominer son monde ne signifie pas écraser les autres, imposer sa volonté ou rechercher une supériorité arrogante. La véritable domination commence à l’intérieur. Elle consiste à vaincre ses peurs, à discipliner ses pensées, à gouverner ses émotions et à refuser que les circonstances décident de notre identité. Avant de régner sur un domaine, il faut apprendre à régner sur soi-même.

Chaque être humain porte en lui un territoire encore inexploré : celui de ses talents, de ses dons, de son intelligence, de sa créativité et de sa vision. Malheureusement, beaucoup meurent sans avoir visité cette terre intérieure. Ils traversent l’existence comme des étrangers dans leur propre royaume, ignorant les trésors enfouis sous leurs hésitations.

Pourtant, nous ne sommes pas venus au monde pour occuper passivement une place. Nous sommes venus pour apporter une réponse, résoudre un problème, construire une œuvre et laisser une empreinte. Notre potentiel n’est pas un simple privilège : il est une responsabilité.

Régner avec son potentiel, c’est donc découvrir ce que l’on porte, le développer avec discipline et le mettre au service d’une cause plus grande que soi. C’est refuser la médiocrité lorsque l’excellence nous appelle. C’est décider de se distinguer, non par vanité, mais par fidélité à sa mission. Le monde ne change pas uniquement grâce à ceux qui possèdent des talents exceptionnels. Il change grâce à ceux qui ont le courage de les utiliser.

Avant de conquérir quoi que ce soit, il faut d’abord comprendre qu’on est né pour conquérir. David Oyedepo ne t’invite pas à survivre. Il te crie, du fond des pages, que tu n’es pas une victime de circonstances, mais un architecte de destinées, que le monde n’est pas une prison où tu subis, mais une glaise entre tes mains. Il y a en toi un territoire qui t’attend, un domaine qui porte ton nom depuis avant ta naissance, et qui reste en friche tant que tu refuses de croire qu’il t’appartient.

Régner commence par une révélation intérieure : tu n’es pas ici pour demander la permission d’exister. Tu portes en toi des potentialités si vastes que si tu les voyais telles qu’elles sont, tu pleurerais du temps que tu as perdu à te croire petit. Le premier acte de tout règne, c’est de cesser de mendier ce que l’on possède déjà.

Dominer son monde, c’est prendre conscience du sceptre du règne. Ferme les yeux. Le sceptre est dans ta main. Il l’a toujours été. Il s’agit de tes potentialités.

« Je peux, les deux mots les plus puissants de la langue française. » David Laroche

Deuxième marche — « La magie de voir grand«  : Élargis ta cathédrale

Certes, dominer son monde c’est prendre conscience du sceptre du règne, de ses potentialités. Mais un roi qui pense petit ne bâtira qu’une cabane. Il devient donc impérieux d’élargir sa cathédrale. Après avoir reconnu son potentiel, il faut élargir l’espace mental dans lequel celui-ci pourra grandir. Car une grande destinée enfermée dans une pensée étroite finit toujours par étouffer.

David Schwartz vient alors, et il fait ce que peu osent faire : il déchire le plafond, il démontre — non par la poésie, mais par l’évidence implacable — que la taille de ta vie ne dépendra jamais de ton diplôme, de ton origine, de ton compte en banque, mais de la dimension de tes pensées.

« La Magie de voir grand » nous rappelle que nos pensées construisent silencieusement les dimensions de notre existence. Celui qui pense constamment à l’échec finit par en reproduire les gestes. Une personne qui se perçoit comme étant peu importante limite elle-même l’impact de ses gestes. Mais celui qui nourrit une vision élevée commence à marcher avec une nouvelle assurance.

Penser grand n’est pas un luxe de rêveur. C’est une discipline de guerrier. Quelqu’un a dit : « On ne devient pas un gagnant en dépassant les autres, mais en se dépassant soi-même. » Penser grand c’est refuser l’étroitesse comme on refuse un poison lent. Chaque matin, on opte pour l’optimisme, non pas par ignorance, mais par tactique. En effet, celui qui vise haut se comporte en conséquence, et celui qui se comporte en conséquence récolte des résultats à la hauteur de ses ambitions. Gagner plus, diriger sans peur, vivre plus heureux : tout cela naît d’abord dans le silence de ton crâne, là où se décide en secret la superficie de ton avenir.

Ne rétrécis jamais ton rêve pour qu’il rentre dans le budget de tes peurs. Penser grand, ce n’est pas nier tes difficultés. C’est refuser de leur donner le dernier mot. C’est demeurer positif lorsque les circonstances deviennent sombres. C’est protéger ton optimisme contre le cynisme ambiant. C’est regarder un obstacle et y reconnaître un entraînement, contempler une défaite et y découvrir une leçon. « S’il y a bien une chose que j’ai apprise au cours de tous ces entraînements, c’est que nous sommes toujours meilleurs que ce que nous croyons », a dit Arnold Schwarzenegger. Penser grand, c’est traverser une saison d’attente sans renoncer à la promesse de la moisson.

Penser grand, c’est croire que l’on peut gagner davantage, non seulement en argent, mais aussi en influence, en sagesse, en liberté et en mesure de servir. C’est apprendre à diriger sans peur, à décider sans trembler et à avancer sans demander constamment la permission d’exister.

Nos revenus, nos relations, notre leadership et notre bonheur portent souvent la marque de nos convictions profondes. Agrandir sa pensée, c’est donc agrandir le champ de ses possibilités. La grandeur commence toujours comme une idée que l’on refuse d’abandonner.

« La victoire sur soi est la plus grande des victoires. » Platon

Troisième marche — « La tribu des mentors«  : Marche avec les géants

Quand on comprend qu’il faut élargir l’espace mental dans lequel son potentiel pourra grandir et quand on prend conscience que la grandeur commence toujours comme une idée que l’on doit refuser d’abandonner, c’est alors qu’on détient la clé d’accès à la tribu des mentors, la cour des grands de ce monde, de ceux qui ont réussi et ceux qui réussissent encore, et on est prêt à marcher avec les géants.

Aucun homme ne règne seul. Aucun sommet important ne se conquiert dans l’isolement absolu. Nous avons besoin de modèles, de voix, de repères et de témoins. Nous avons besoin de ceux qui ont traversé les vallées que nous redoutons et gravi les montagnes que nous contemplons encore de loin.

Timothy Ferriss l’a compris : les sommets se gravissent plus vite quand on emprunte les cordes de ceux qui sont déjà passés. Les plus grands de ce monde — vivants ou couchés dans la terre — ont laissé derrière eux des sentiers, des cicatrices, des méthodes, des aveux. Leurs livres sont des lettres qu’ils t’écrivent depuis l’autre rive, comme des voix qui ont traversé le temps pour venir éclairer notre chemin, des fragments de leur lumière, confiés aux pages pour continuer à nous parler longtemps après leur départ.

Leurs réflexions sont des pensées devenues éternelles, des voix que le temps n’a pas réussi à faire taire, où des hommes et des femmes disparus continuent de nous transmettre la lumière de leur expérience. Leurs discours ont quitté leurs lèvres, mais ils vivent encore dans leurs pages, nous confiant leurs victoires, leurs blessures, leurs erreurs et les secrets qu’ils ont mis toute une vie à découvrir.

Les mentors ne sont pas nécessairement des personnes que nous rencontrons physiquement. Certains sont décédés depuis des siècles, mais continuent à parler à travers leurs œuvres. D’autres vivent à des milliers de kilomètres, mais leurs expériences voyagent jusqu’à nous par leurs livres, leurs discours et leurs enseignements.

Rejoindre la tribu des mentors, c’est devenir humble devant la sagesse et ambitieux devant l’exemple. S’entourer, s’inspirer, s’imprégner : voilà la sagesse. Non pour les imiter servilement, mais pour absorber leur feu et le faire brûler à ta manière.

Rejoindre la tribu des mentors, c’est étudier les habitudes des personnes qui ont réussi, comprendre leurs décisions, apprendre de leurs erreurs et s’inspirer de leur persévérance. Il ne s’agit pas de les copier servilement, mais de recueillir leurs lumières afin d’éclairer notre propre chemin.

Leurs secrets deviennent alors des raccourcis. Leurs échecs nous évitent certaines blessures. Leur courage nous rappelle que nos excuses ne sont pas invincibles. Leur parcours nous enseigne qu’une vie prend tout son sens lorsqu’elle dépasse les limites de l’intérêt personnel pour devenir une source de transformation.

Mais le but ultime n’est pas de demeurer éternellement assis aux pieds des grands. Il faut apprendre d’eux, marcher avec eux, puis se lever parmi eux.

« Entre possible et impossible, deux lettres et un état d’esprit. » Charles De Gaulle

Et maintenant ? C’est maintenant à notre tour.

Voici donc le mouvement complet : dominer son monde, penser grand et rejoindre la tribu des mentors. Domine ton monde, pense-le grand, marche avec les géants, puis lève-toi  et deviens, à ton tour, le mentor que quelqu’un attend. D’abord, nous découvrons notre royaume intérieur. Ensuite, nous agrandissons notre vision. Enfin, nous nous nourrissons de la sagesse de ceux qui ont ouvert la voie.

Mais une quatrième réalité naît naturellement de ces trois étapes : nous devenons, à notre tour, une référence. Théodore Roosevelt a dit : « Croyez que vous pouvez le faire et vous avez déjà fait la moitié du chemin pour y arriver. »

Le temps de la petitesse volontaire est terminé. Le temps de l’effacement, du doute permanent et des rêves enterrés doit prendre fin. Il faut désormais se lever, s’affirmer et agir. Non pas demain, lorsque toutes les conditions seront parfaites, mais aujourd’hui, avec ce que nous avons, là où nous sommes.

C’est dans cet élan que, après avoir été impacté par ces 3 livres, c’est à mon tour de marquer aussi les autres, de donner des solutions aux problèmes des autres, des réponses à ceux-là qui se posent tant de questions qui n’ont pas encore obtenu satisfaction. Bientôt sera disponible mon livre intitulé « Je cesse de me détester » ; et d’ici la fin de l’année ou en début d’année prochaine, deux autres livres verront le jour : « Ça doit s’arrêter » et « Si seulement tu le savais ! ».

Mark Twain dit : « Tout le monde savait que c’était impossible à faire. Puis un jour est arrivé quelqu’un qui ne le savait pas et il l’a fait. » Que notre potentiel règne, que notre pensée s’élève, que notre courage parle, que notre œuvre témoigne. Nous avons longtemps admiré les grands de ce monde. Nous avons étudié leurs secrets, médité leurs paroles et marché dans les traces de leur audace. Désormais, une nouvelle saison commence : celle où nous cessons seulement de contempler leur lumière pour allumer la nôtre. Car nous ne sommes pas nés uniquement pour lire l’histoire des grands. Nous sommes nés pour en écrire une page.

« Seuls ceux qui se risqueront à peut-être aller trop loin sauront jusqu’où il est possible d’aller. » Thomas Stearns Eliot

                                                                              Ecrit par : Dadié Mbenza Ecrivain & Artiste musicien